Bruno Aveillan
Bruno Aveillan “Bolshoi Underground”
  • Bruno Aveillan “BOLSHOI UNDERGROUND“ - Galerie spree - du 12/10 au 03/12 Vernissage de l’exposition vendredi 12 octobre de 17h00 à 22h00

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Le théâtre du Bolchoï, gardien de l’âme de merveilleux fantômes, est une institution qui se prête à tous les rêves et tous les fantasmes. Tout le monde connaît, même de façon très floue, sa réputation. Les plus férus en connaissent l’histoire, les histoires de la grande Histoire qui s’y sont déroulées, les enjeux et les péripéties dont il a été l’objet. Les « aficionados » y ont assisté à d’inoubliables moments d’art lyrique dont il est un des grands temples. Le Ballet du Bolchoï pour qui aime la danse en est une de ses plus illustres émanations. De son nom toutes les Muses surgissent et les étoiles qui enluminent nos ciels intérieurs s’éclairent une à une nombreuses. Tant d’immenses créateurs, entre ses murs, ont ébloui le monde. Pourtant, il demeure un lieu secret. En vérité, personne ne connaît jamais vraiment ce phénix qu’est le Bolchoï.


A l’heure des photographies de Bruno Aveillan, en mars 2010, Die Fledermaus, opérette de Johann Strauss, habite tous les artistes et personnels du Bolchoï en cours de rénovation. Cette oeuvre du compositeur viennois entrait à son répertoire pour la première fois de son histoire. A deux jours de la soirée de Création, La Chauve-Souris les hante telle qu’elle se doit. Soit absolument. Chacun a l’extrême conscience d’être un maillon d’une chaîne complexe, précieuse dont la fragilité ne souffre l’imperfection. L’effervescence est croissante, tous sont liés les uns aux autres, pourtant chaque être s’est retiré en soi-même, le rôle prend possession de toute la place qui lui est due. Cet effort surhumain se déploie, imperceptible, invisible au profane. 

L’énergie intérieure se diffuse pourtant de maillon en maillon, du fond de toutes les âmes en présence, résonnent des cordes, de musiques en écho et de chants, tout autour et sur la scène, dans les étages, les couloirs, les coursives, les loges à maquillage, les salles de danse. La métamorphose prend corps. Invité, privilègié, aux répétitions, Bruno Aveillan en a extrait une substantifique moëlle. 

Bolchoï Underground.

Zoé Balthus, Paris 2012.

Bruno Aveillan

15 octobre – 30 novembre 

Dans sa démarche de plasticien, Bruno Aveillan entend s’éloigner d’une représentation illusoirement réaliste pour privilégier une approche plus impressionniste, fragmentaire et certainement poétique. « Mon travail touche à l’intime, parfois aux frontières de l’abstraction. C’est un panorama mental qui ouvre plus qu’il ne ferme, déploie l’imaginaire du spectateur.” confie l’artiste. Dans un interview récent, il précise au journaliste Stephen Whelan : “Il s‘agit pour moi de proposer des espaces d’incertitudes qui offrent à l’esprit la possibilité de se réapproprier l’instant, à la manière d’un carnet de voyage intuitif et sensoriel.”. La journaliste et critique Zoé Balthus souligne également le “talent affirmé, à l’imagination vive et puissante  de Bruno Aveillan (…), poète en harmonie avec l’invisible, en intelligence avec le sacré, de cette trempe d’hommes en profonde communion avec leur art, qui explore des territoires où il laisse son regard hypersensible apprivoiser l’infime mouvement de la matière, s’immiscer au cœur du mystère des éléments, assister aux subtiles mutations alchimiques de la vie, guetter la grâce indomptable de la lumière…”

Du 15 octobre au 30 novembre 2011, FASCINATIO - FULGURATIO 

Une exposition de BRUNO AVEILLAN à la Galerie SPREE.

PRESQUE LE 47  

Sochi - 2010 

80 cm X 80 cm

Edition I / V

Tirage pigmentaire sur Châssis Aluminium en caisse américaine, sous verre


LA ROUTE 

Turpan - 2007

150 cm X 150 cm

Edition I / III 

Tirage pigmentaire sur Châssis Aluminium, sous Diasec à chassis chêne affleurant 


MALLARME 

Los Angeles - 2010

80 cm X 80 cm

Edition I / V

Tirage pigmentaire sur Châssis Aluminium en caisse américaine, sous verre. 


DOWNTOWN

Los Angeles - 2009

120 cm X 120 cm

Edition I / III

Tirage pigmentaire sur Châssis Aluminium en caisse américaine, sous verre.


IN REFLECTION

New York - 2008

140 cm X 140 cm

Edition II/ III

Tirage pigmentaire sur Châssis Aluminium en caisse américaine, sous verre.


CINQ ET DEMI

Venise – 2010

80 cm X 80 cm

Edition I / V

Tirage pigmentaire sur Châssis Aluminium en caisse américaine, sous verre.

 

SAPIES # 1

Plateau des Glières – 2010

150 cm X 150 cm

Edition I / III

Tirage pigmentaire sur Châssis Aluminium en caisse américaine, sous verre.

 

LE RIVET

Sochi – 2010

80 cm X 80 cm

Edition I / V

Tirage pigmentaire sur Châssis Aluminium en caisse américaine, sous verre.

 

LE CHOIX

Sochi – 2010

80 cm X 80 cm

Edition I / V

Tirage pigmentaire sur Châssis Aluminium en caisse américaine, sous verre.

 

DERNIERE BRUME

Plateau des Glières – 2010

20 cm X 20 cm

Edition I / L

Tirage pigmentaire

 

QUELQUES PLUMES DE GLACE

Plateau des Glières – 2010

20 cm X 20 cm

Edition I / L

Tirage pigmentaire







Biographie

L’artiste plasticien Bruno Aveillan consacre ses activités à plusieurs domaines d’expression visuelle, marqués de son exceptionnelle empreinte esthétique. Il fait partie d’une génération d’artistes multimédia dont la démarche est révélatrice d’une quête permanente de diversification des supports.


Bruno Aveillan bâtit une œuvre artistique personnelle, constituée de photographies, de films expérimentaux et d’installations, au centre desquels les thèmes récurrents du corps humain, de l’effacement, de l’errance, et du souvenir tiennent des rôles majeurs.


Dans un texte intitulé « La grâce indomptable de la lumière », Zoé Balthus souligne le « talent affirmé, à l’imagination vive et puissante » de ce diplômé des Beaux-Arts, qui « explore à titre personnel d’autres territoires où il est alors libre de laisser son regard hypersensible apprivoiser l’infime mouvement de la matière, s’immiscer au cœur du mystère des éléments, assister aux subtiles mutations alchimiques de la vie, guetter la grâce indomptable de la lumière. Doué d’une infinie patience, à l’affût de la moindre étincelle d’or dans le vent, il rapporte l’intimité sensuelle d’une fonte de glaces émouvantes, surprend l’instant magique des épousailles entre le ciel et l’eau, le soin d’une fraîche rosée sur la blancheur lumineuse de petites fleurs des champs, se fait complice du soleil dont les rayons inondent la chevelure innocente d’un enfant. Aveillan est un poète, en harmonie avec l’invisible, en intelligence avec le sacré, de cette trempe d’hommes en profonde communion avec leur art. »


Dans un entretien avec le journaliste anglais Stephen Whelan, l’artiste confie son vif intérêt pour les recherches et les écrits sur la mémoire, et cite ceux d’Israel Rosenfield qui ont tout particulièrement marqué sa réflexion. « L’acquisition mnésique comme les souvenirs sont liés au contexte et donc terriblement sélectifs. Toute information non localisée et non accompagnée d’un certain contexte affectif ou émotionnel n’est pas mémorisée… Il est donc un peu vain de s’imaginer que l’on peut puiser dans nos souvenirs avec précision, et «à satiété», à la manière d’un disque dur », affirme-t-il. 


A ses yeux, « l’émotion liée au souvenir provient souvent d’une évocation parcellaire. Un son, une odeur, une texture et bien sûr une lumière peuvent susciter autour d’eux un champ de résonances puissant qui se traduisent en formes synesthésiques. »
Bruno Aveillan entend toujours s’éloigner d’une représentation illusoirement réaliste pour privilégier une approche plus impressionniste, fragmentaire, poétique. « Cette approche touche à l’intime, parfois aux frontières de l’abstraction. C’est un panorama mental qui ouvre plus qu’il ne ferme, déploie l’imaginaire du spectateur » dit-il. Il s‘agit de proposer des espaces d’incertitudes qui offrent à l’esprit la possibilité de réappropriation de l’instant et du lieu, à la manière d’un carnet de voyage intuitif et sensoriel.
À l’heure où l’académisme photographique de la nouvelle objectivité  submerge la production contemporaine, l’œuvre de Bruno Aveillan révèle une résonance émotionnelle enracinée au plus profond de l’être. Pour celui qui l’observe, elle suggère plus qu’elle ne montre ; le spectateur peut dès lors faire sien ce tableau, et prolonger le cheminement intime d’une histoire, d’une sensation, d’une expérience, d’un rêve…
La signature visuelle de Bruno Aveillan se reconnaît dans une certaine manière de « dessiner avec la lumière », ou encore « d’occulter avec la lumière », selon l’expression de Marcos Luytens dans la préface du livre Diotopes. Surgit alors une esthétique singulière, unique, qui voile ou révèle par l’entremise de décalages optiques, conçus manuellement instinctivement lors de la prise de vue.  

Art Vidéo 

« Minotaur-Ex » (2003) 9 minutes, 35 mn
« Morpholab # 1 » (2009) 15 minutes, HD

Poursuivant sa quête permanente d’expérimentation pluridisciplinaire, Bruno Aveillan a remarquablement œuvré pour la danse contemporaine, en collaboration avec la compagnie Cave Canem et le chorégraphe Philippe Combes en particulier. Deux films rendent compte de cette intense symbiose : « Minotaur-Ex» (Grand prix du public et Prix de l’œuvre exceptionnelle au festival « Argile » 2003, finaliste au New-York Dance Festival 2003) et « Morpholab # 1 » (2009) qui n’a encore jamais été diffusé. Cette dernière œuvre doit être désormais considérée tel un hommage vibrant à Philippe Combes, disparu prématurément quelques mois après le tournage de ce film poignant et poétique.

« W.H.E.A.T » (2008) 8 minutes, 35 mn + HD

En 2008, à la découverte de la « Une » du journal Libération consacrée aux terribles émeutes en Haïti survenues dans le contexte de la crise alimentaire qui sévissait dans le monde, Bruno Aveillan fut saisi d’effroi par ces scènes d’un autre âge, résultantes d’une spéculation affligeante sur le blé et de la pénurie qui en découla. Quelques semaines plus tard, en repérage au Mexique, le hasard a voulu que l’artiste tourne à proximité d’un champ de blé … D’emblée s’est imposée à son esprit la réalisation d’une œuvre qui, par l’entremise de la poésie, magnifie ce que l’on a tendance à considérer comme une banale évidence, un dû inaliénable : le blé, symbole nourricier de l’humanité.

Autres films 

« Diotopes » (2008) 10 minutes, 35 mn
« Mariposa » (2011) 5 minutes, HD
« Rain on» (2011). 6 minutes, HD

DIOTOPES

         

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